Biographies

Clémence Gabrielidis est née entre deux rives. 
Fille d’un père grec et d’une mère française, elle grandit entre la banlieue parisienne et une île des Cyclades, apprenant très tôt que l’identité n’est pas un territoire fixe mais une traversée.
C’est la voix qui parle en premier. En 2007, elle compose et chante sous le nom de « Gabri’Elle », foule les scènes parisiennes et apprend le métier dans l’urgence des premières parties. C’est aussi le début d’une longue vie parallèle dans les salles de montage — plus d’une décennie aux côtés de grands monteurs, à apprendre l’art du récit, du rythme et de l’invisible.
Embauchée dès 2008 à l’Olympe, dernier cabaret grec de Paris, elle passe deux ans à s’immerger dans un répertoire immense — Rebetika, laïka, nisiotika, chants de Smyrne, de Thrace ou du Pontos — rempli d’histoire et de mémoire. En 2012, elle crée Café Tekkes, spectacle retraçant l’histoire du rebetiko et enregistre avec Stin Ipoga un EP issu de ce répertoire.
Depuis 2018, elle est la voix d’Assafir, avec lequel elle enregistre Digressions (2021) puis Traversées (2025), et chante au sein du Grand Ensemble Filos — Ouranos (2021), Çiya (printemps 2026). Elle participe également à Mutige Frauen, pièce de la metteuse en scène allemande Anina Jendreyko, première incursion dans d’autres langues scéniques. Sa voix traverse aussi le cinéma : on la retrouve sur la bande originale de Valérian de Luc Besson (2017), mais aussi à l’image dans La Nouvelle Femme de Léa Todorov et dans Dans la Peau de Pascal Tessaud.
D’une rive à l’autre, Clémence Gabrielidis chante ce qui résiste au temps et à l’oubli.
Adrien Séguy joue ses premières notes d’accordéon (diatonique) à l’âge de 9 ans sous les yeux émerveillés de ses grands-parents. Originaire d’Occitanie, il grandira dans le milieu du “bal trad” parmi d’autres musiciens de son âge, et développera une musicalité à l’écoute, sensible et intuitive. C’est lors d’un séjour de 6 mois à Budapest, en 2011, qu’il découvre le répertoire d’Europe de l’Est et son corollaire, l’accordéon chromatique. S’ensuivront de nombreux voyages musicaux dans les Balkans, ainsi qu’un long périple d’un an sur la Route de la Soie, à travers le Caucase, l’Iran et l’Asie Centrale.
De retour à Paris en 2016, il se forme auprès de l’accordéoniste serbe Jasko Ramic (Haïdouti Orkestar) et suit en parallèle une formation classique avec Franck Angélis au CRD de Gennevilliers, d’où il sort diplômé en 2020.
Son éclectisme musical le mène sur de nombreuses scènes, du Théâtre National de Chaillot en compagnie du contre-ténor congolais Serge Kakudji à l’Espace Pasolini de Valenciennes aux côtés du tabliste Prabhu Edouard. Son projet de collecte sonore “Un voyage en Accordéonistan” est primé et attire l’attention de France Culture, Libération et RFI. Il est le fondateur du Panjrud Ensemble, quintet international (Arménie, Iran, Ouzbékistan) qu’il emmène sur la scène française (Musée Guimet à Paris, Cité de la Musique de Marseille, 360…) et internationale (Boukhara, Samarcande, Tachkent).
Depuis 2017, il évolue avec le groupe Assafir, mettant à l’honneur et réinventant le répertoire qui lui est cher, celui de la musique gréco-turque.
Né en France dans une famille tunisienne, Mahdi M’Kinini a grandi entre autres avec les musiques tunisiennes et égyptiennes, principales influences qui l’ont mené vers son instrument : le kanun.
C’est après un master en anthropologie qu’il abordera cet instrument avec Spyros Halaris. Tout en débutant sa carrière musicale, il effectuera des voyages en Grèce, en Turquie et au Liban, pour se former auprès des maîtres Panos Dimitrakopoulos, Fotini Kokkala, et Ghasan Sahab. 
Aujourd’hui, Mahdi complète sa formation au Département des Musiques Méditerranéennes et Orientales du Conservatoire de Gennevilliers avec Christine Zayed. Depuis 2016, il collabore à divers projets de musiques méditerranéennes et d’Europe de l’est (notamment avec Rachid Brahim-Djelloul) et des pays de la route de la soie mais aussi Rock avec le groupe No One Is Innocent. 
L’album “Digressions” avec le groupe Assafir sera son 1er album.
Loïc Audry a commencé ses études de musique avec le piano et la guitare dans son village jurassien.
Après plusieurs séjours au Labyrinth Musical Workshop (Crète), il se tourne vers le oud et le saz pour apprendre les musiques grecques et turques qui sont non-tempérées. Il s’y forme notamment auprès de Yorgos Mavromanolakis, Yurdal Tokcan, Periklis Papapetropoulos, Cihan Turkoglu et Taxiarchis Georgoulis. Il s’est installé deux ans à Istanbul où il a pu rencontrer régulièrement Necati Çelik. Il a également étudié au Conservatoire de Gennevilliers auprès de Yousef Zayed.
Depuis 2014, il participe à plusieurs projets autour des musiques ottomanes, tant populaires que classiques avec Gilles Andrieux, Hande Topaloglu, Violette Boulanger et joue actuellement avec Almaaz et Café Maslum (musiques sépharades greco-turques). Il est musicien dans la pièce de théâtre Mattea écrite par Laura Léoni et mise en scène par Sébastien Bonnabel.
Manger une boîte entière de chewing gum multicolore au cours d’une répète du groupe jazz-fusion de son père saxophoniste – voilà l’un des premiers souvenirs d’Eden Gerber, né en 1986 dans le désert d’Israël. 
Si la musique est présente dans la sphère familiale dès le début – père jazzman, frère reggaeman, mère qui supporte avec amour leurs couacs – et bien qu’il eût pratiqué pendant sa jeunesse la flûte traversière, le saxophone, la batterie, la guitare, ce n’est qu’à Paris, des années de lumière après, qu’il découvre la clarinette, son instrument de prédilection. Orienté naturellement vers le klezmer et le jazz, c’est toutefois le son de la clarinette turque et grec qui le fait véritablement vibrer et qu’il décide d’investir avec la plus grande joie.
 Passionné aussi de l’hébreu qu’il enseigne, il anime régulièrement des visites musicales au Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme, et est cofondateur du groupe Café Maslum, qui explore le répertoire judéo-espagnole de Grèce et de Turquie. 
Niccolò Bellandi commence son apprentissage musical au hasard des rues de Pise, en compagnie de musiciens venus des Pouilles et de la Sicile; pendant plusieurs années, il s’initie au tambourin italien au sein de formations de musique populaire d’Italie du Sud et de Toscane.
Grâce à ses études en Sciences Politiques il effectue plusieurs séjours à l’étranger notamment en France où il découvre le daf iranien avec Abbas Bakhtiari, aux États-Unis et en Belgique où il découvre les tambours sur cadre et d’autres percussions de la méditerranée; il participe au festival Tamburi Mundi en Allemagne et au Labyrinth Musical Workshop en Crète où il aura l’occasion d’étudier avec les maîtres Glen Velez, David Kuckhermann, Zohar Fresco et les musiciens du Trio Chemirani. 
Installé en France depuis 2016 il participe à différents projets mélangeant musique, poésie et théâtre, il anime des ateliers de percussion et il joue régulièrement dans des formations de musiques turco-grecques, balkaniques et de fanfare. Avec le groupe Assafir, il publie son premier album Digressions en octobre 2021.
Issu d’une famille de musiciens, Samuel Wornom est dès son enfance bercé par le rhythm’n’blues et swing au piano, le classique à la guitare, et le jazz au saxophoneTrès jeune il s’essaye au violon, à la guitare, à la trompette, à la clarinette mais le cadre trop formel de l’enseignement l’amène à s’intéresser à l’improvisation et l’autodidactie.
Ses aller-retours entre les USA, sa terre natale, et la France où il vit, ses voyages au Moyen Orient et en Inde vont marquer son style d’une mozaïque de traditions. Sa rencontre en 2009 avec Meher Malik à New Delhi le convainc d’apprendre le jeu traditionnel de la Derbouka. De retour à Lyon il rencontre Wassim Halal qui aura pour lui le rôle de mentor. Enfin c’est en jouant toujours plus et avec toujours plus de projets qu’il continue de forger son style. Approche mélodique du rhythme, fusions de différentes traditions (Tombak iranien, Tabla Indienne, Djembe, Congas, Cajon, Batterie) Samuel Wornom n’hésite pas à transgresser les registres afin de trouver un groove original.